Institut des Territoires Coopératifs

2 octobre – Les CIGALES

Dès notre première itinérance, et nous en sommes à la sixième, nous avons croisé et parfois côtoyé dans certains collectifs des « Cigaliers » et/ou « Cigalières ».

Depuis notre arrivée sur le territoire de Mayenne le 18 septembre dernier, c’est pratiquement dans chaque collectif qu’une ou plusieurs Cigales ont participé à la réalisation ou à la pérennisation d’un projet que nous croisons. C’est le cas à Coodémarrage, à Mayenne Bois Energie, ou encore à La Carotte, restaurant-bio et bistro-concert, où nous rencontrons le GAL de Haute Mayenne ce soir.

Alors, aujourd’hui il nous semble important de leur donner une place de choix dans notre journal et de les faire découvrir au plus grand nombre. En tout premier lieu qu’est-ce qu’une Cigale ? Est-ce cet animal qui chante, craquette, stridule ? Certainement pas dans le cas qui nous intéresse.

Alors découvrons ce que signifie cet acronyme (cf. le site de leur fédération) : « Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire, l’épargne citoyenne au service du développement local. Un club est une indivision de 5 à 20 personnes partisanes d’un mode gestion collective et démocratique de leur épargne. C’est un lieu d’échange et d’auto-formation où investisseurs et porteurs de projets font un bout de chemin ensemble en se fixant des objectifs communs. C’est un outil au carrefour de l’épargne et de l’investissement de proximité, éthique et solidaire. »

Lors de notre rencontre à Mayenne Bois Energie, la représentante des Cigales qui ont investi dans le projet était présente.

A Mayenne Bois Energie, les Cigaliers pensait investir dans la création d’une filière locale d’énergie renouvelable. Or, le projet dépasse la simple production de bois-énergie : en mettant l’ensemble des acteurs du bocage autour de la table, MBE53 est aussi créateur de lien social sur le territoire. La représentante des Cigales nous disait ne pas avoir mesuré qu’en investissant dans une telle action, les Cigales contribuaient aussi au développement de ce lien social. Ce qui lui faisait dire « Les Cigales, ces citoyens qui vont jusqu’à risquer un peu de leur épargne, donner de leur temps aux porteurs de projets, ne sont-elles pas l’outil d’excellence pour favoriser la coopération ? »

Dans tous les cas, leur mission de participer activement au développement local les amène par nature à développer leur processus coopératif.

Les percées les plus passionnantes du XXIème siècle ne viendront pas de la technologie, mais d’une vision augmentée et élargie de ce que veut dire être un être humain» – John Naisbitt