Le développement rural par la coopération - Institut des Territoires Coopératifs Institut des Territoires Coopératifs
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Le développement rural par la coopération

Le projet partenarial mené par l’InsTerCoop aux côtés de la CGSCOP, de Coopérer pour Entreprendre, de la FNCUMA, du RTES et des Réseaux Ruraux Grand Est et Normandie, lauréat de l’appel à projet “Mobilisation Collective pour le Développement Rural“.

En partenariat avec

 

Nous partageons la conviction que la coopération est un levier majeur du développement : Apprenons à coopérer, et nos organisations, nos éco-systèmes, nos collectifs se développeront au-delà de ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui. Dans cette optique, nous avons proposé un programme pour produire, mettre en œuvre, et diffuser une connaissance nouvelle sur le ‘comment coopérer’. Cette proposition a été retenue par le comité exécutif du Réseau rural national (Ministère de l’Agriculture, Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, et Régions de France).

Ces trois prochaines années, l’Observatoire de l’Implicite va donc mener 4 nouvelles itinérances, au coeur de la ruralité. Elles auront un triple objectif :
  • poursuivre et approfondir la recherche sur la “maturité coopérative”,
  • contribuer à l’amélioration des dynamiques coopératives dans les territoires visités,
  • réaliser un film documentaire de 52 minutes sur la coopération.
Pour plus d’information sur le projet, vous trouverez son descriptif ci-dessous. Si vous souhaitez y contribuer, rapprochez-vous du Réseau Rural de votre région.

Le développement rural par la coopération : Produire, mettre en œuvre, et diffuser une connaissance nouvelle sur le ‘comment coopérer’

1      Introduction et Contexte

1.1     La coopération comme levier de développement

Les biologistes montrent que la coopération est omniprésente dans toute la nature et les anthropologues montrent que la coopération est profondément ancrée dans la nature humaine et de manière spécifique. Historiquement, « les groupes fortement coopérateurs ont davantage survécu que les groupes faiblement coopérateurs[1]. » Les mathématiciens à leur tour ont montré que la coopération est la stratégie qui permet de « fortifier » le plus ses acteurs[2]. L’américaine Elinor Ostrom, a travaillé toute sa vie sur la gestion des biens communs : son travail a montré que seule l’action collective, la coopération de tous les acteurs et leur auto-organisation à chaque fois adaptée au contexte local, permet de les faire respecter[3].

Ces raisons (et beaucoup d’autres) font de la coopération un élément clé de résilience territoriale et de développement. D’ailleurs, partout dans le monde, de très nombreuses initiatives se créent autour de formes nouvelles de coopération, notamment pour adresser les problématiques des transitions, qu’elles soient écologiques, sociales, économiques ou démocratiques.

C’est particulièrement vrai pour les territoires ruraux où la coopération est au cœur des questions de gouvernance alimentaire, de la relation entre producteurs et consommateurs, de la gestion des ressources, de la gestion des espaces, des relations villes-campagnes, des nouveaux circuits économiques (circuits courts, économies circulaires, économies de fonctionnalité…) ou des nouvelles formes d’activités économiques en zones rurales (économie sociale et solidaire, télétravail…).

Comme elle touche tous les champs de la société, la coopération touche également tous les milieux du monde rural : le monde agricole bien sûr, qui a largement forgé l’histoire de la coopération et des mouvements coopératifs, mais également celui des entreprises, qu’elles appartiennent aux secteurs de l’Économie Sociale et Solidaire ou au secteur traditionnel, des collectivités et des institutions, des associations et de plus en plus de collectifs informels. D’ailleurs, la coopération se pense le plus souvent de manière transdisciplinaire, et relie entre eux des domaines jusque-là séparés : lorsque des citoyens se mobilisent pour créer une filière de détournement ou de réemploi d’objets ou d’équipements, ou un atelier partagé de réparation et de mécanique automobiles, l’initiative est à la fois économique, sociale car elle permet de fournir un travail, un service ou un produit à des personnes en difficultés, écologique en luttant contre le gaspillage, et territoriale en relocalisant une activité à proximité de ses usagers. Cette dynamique se matérialise notamment par l’explosion récente du nombre de Pôles Territoriaux de Coopération Économique (PTCE). Le « Labo de l’ESS »[4] en donne la définition suivante : « Un pôle territorial de coopération économique (PTCE) est un regroupement, sur un territoire donné, d’initiatives, d’entreprises et de réseaux de l’économie sociale et solidaire associé à des PME socialement responsables, des collectivités locales, des centres de recherche et organismes de formation, qui met en œuvre une stratégie commune et continue de coopération et de mutualisation au service de projets économiques innovants de développement local durable. » Alors que le concept du PTCE est né en 2009, et qu’il est institué par la loi en 2014, on compte déjà à ce jour une centaine de PTCE reconnus comme tels, et au moins 160 pôles qui se revendiquent comme PTCE. Même tendance pour les Sociétés Coopératives d’Intérêts Collectifs (SCIC), créées par la loi 2001-624 du 17 juillet 2001. Après un démarrage assez lent, on comptait 526 SCIC au 31/12/2015, 692 au 31/07/2017 et on constate à ce jour un taux de croissance de 15% par an[5]. PTCE, SCIC mais aussi l’initiative « Startup de territoire » et les CAE (Coopératives d’Activité et d’Emploi) qui accompagnent les mutations de l’emploi en sécurisant les indépendants dans un cadre collectif et se revendiquent comme des « coopératives de territoires » témoignent du dynamisme de ces nouveaux types de coopérations territoriales, souvent installées au cœur des territoires ruraux.

 

La coopération est indéniablement un levier de développement des territoires, et spécifiquement du monde rural. La revue Nature titrait récemment : « Comprendre l’évolution de la coopération est l’un des défis scientifiques les plus importants de ce siècle[6] ». Il est alors indispensable de comprendre et d’apprendre à maîtriser ses conditions d’émergence, ce qui permet de la nourrir, de l’entretenir et de la renouveler, et de l’essaimer. La raison d’être du projet que nous proposons est de produire, mettre en œuvre, et diffuser une nouvelle connaissance pour du « Comment coopérer ? » pour contribuer au développement rural par le renforcement des aptitudes à la coopération.

1.2     Les partenaires du projet, acteurs de la coopération

L’une des originalités du projet que nous proposons est d’associer des acteurs de la coopération, qui partagent la vision de la coopération comme levier de développement, et qui œuvrent aujourd’hui sur des domaines et des terrains différents : le monde agricole avec la Fédération Nationale des Coopératives d’Usage de Matériel Agricole (FNCUMA), le monde de l’entreprise avec la Confédération Générale des SCOP (CGSCOP), le monde des collectivités territoriales et de l’économie sociale et solidaire avec le Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire (RTES), et le monde de l’entrepreneuriat salarié avec le réseau national de CAE (Coopératives d’Activité et d’Emploi) Coopérer pour Entreprendre. Chacun de ces réseaux a une couverture et un rayonnement national, via leurs entités régionales et départementales que le projet prévoit de mobiliser, avec pour la CGSCOP, la FNCUMA et le RTES des relations au niveau européen qu’il conviendra également d’exploiter.

Quant à INOVANE, chef de file du projet, elle accompagne depuis 2002 la mise en œuvre de projets collectifs, dans des environnements variés : entreprises, associations, collectivités… En 2014, INOVANE a créé l’Institut des Territoires Coopératifs (InsTerCoop ci-après), centre d’action-recherche-transmission sur le « comment coopérer ».

La CGSCOP, la FNCUMA et Coopérer pour Entreprendre sont partenaires financiers du projet, signataires de la convention de partenariat. Le RTES en est partenaire technique, impliqué dans la coconstruction, l’exécution sur le territoire et la gouvernance, mais sans engagement financier.

Les Réseaux Ruraux Régionaux seront impliqués dans le projet de plusieurs manières. D’une part, le Réseau Rural Grand Est a fait part de son accord de principe pour un partenariat technique sur ce projet. Suite à la présentation des travaux de l’InsTerCoop au Comité du Réseau Rural le 6 avril 2018, le Réseau Rural Normand a également fait part de son intérêt, sans pouvoir le formaliser étant donné la proximité avec la date de dépôt des candidatures. Enfin, les RRR concernés par les territoires d’expérimentation seront également associés à la gouvernance du projet.

La structure de ce partenariat prend ainsi en compte l’un des éléments d’évaluation de la 1ère programmation du MCDR, qui recommandait de rééquilibrer les actions menées entre les sujets agricoles et non agricoles, et de contribuer à décloisonner les acteurs du développement rural.

1.3     Les points aveugles de la coopération

La coopération est souvent appréhendée en se limitant aux seules parts visibles et conscientes : De nombreux travaux étudient les projets, leur contexte et leur environnement, leur structure juridique et leurs statuts, leurs objectifs et leurs résultats. D’autres travaux portent sur la compréhension des systèmes d’acteurs, l’intégration des parties prenantes, la gouvernance, l’alignement des intérêts, les processus de décisions, les règles de fonctionnement. Des travaux enfin étudient les outils mobilisés, les moyens déployés…

Si ces éléments permettent de voir la coopération à l’œuvre, ils ne disent pourtant rien de ce qui en a permis l’émergence. Or, il nous semble que c’est précisément la connaissance qu’il est nécessaire de produire, de s’approprier, et de diffuser le plus largement possible.

Passer de co-acteur, à co-auteur et co-acteur (coopérer, c’est être co-auteur d’une œuvre commune) implique un changement dans la relation à soi-même et à l’altérité. Coopérer implique de développer une relation d’égal à égal entre co-auteurs, chacun dans son rôle, et de considérer l’œuvre créée comme un bien commun. Les rouages de la coopération ne se trouvent pas en surface. C’est dans des couches plus profondes qu’il faut aller en chercher les ressorts. Les marins disposent de cartes sous-marines où figurent les repères invisibles. Cette connaissance leur est essentielle à la navigation en surface. De la même manière la connaissance des processus de coopération doit s’étendre à ces dimensions.

1.4     Les travaux de l’InsTerCoop

Pour comprendre ce qui fait la coopération et rendre visibles les processus implicites, non-pensés, parfois non-conscients qui permettent à la coopération d’émerger, de se développer et de se renouveler, l’InsTerCoop a créé l’Observatoire de l’Implicite. De nature empirique, son approche part de l’expérience vécue par des praticiens de la coopération, rencontrés lors de longues itinérances à pied, dans une démarche phénoménologique et maïeutique : l’objectif est d’amener ces praticiens à une réflexivité qui leur permet d’explorer et de formuler leur expérience.

Les itinérances de l’InsTerCoop se font à pied sur plusieurs semaines, car la marche permet de s’imprégner du territoire. Elle donne le temps à sa découverte, à son appropriation sensible, ainsi qu’à l’introspection nécessaire pour sentir, comprendre et relier les interactions entre le territoire, le collectif, et l’individu. En effet, au lieu de les disjoindre, l’Observatoire de l’Implicite appréhende ces trois niveaux qui sont « tissés ensemble » : le territoire, matrice de l’action, les acteurs en tant que collectifs sociaux, et les personnes en tant qu’individualités. Autrement dit « je », « nous », « dans », à la fois dans les domaines explicites et implicites.

Ces choix méthodologiques permettent de dépasser la compréhension intellectuelle qui s’arrête souvent aux phénomènes visibles. Ils permettent de retisser les liens qui unissent les hommes à leurs territoires, pour accéder à une compréhension élargie, qui inclut ce qu’Edgar Morin appelle la « compréhension humaine » qui s’attache « aussi et surtout à comprendre ce que vit autrui »[7].

En 2016, l’InsTerCoop a mené 3 itinérances, en Pays de la Loire, en Drôme et Ardèche et en Lot-et-Garonne, soit une centaine de jours de marche. Elles ont permis de rencontrer environ 200 personnes, acteurs de 35 initiatives coopératives, du secteur économique, territorial, de l’habitat, du social et du culturel. Mobilisant les principes de la pensée complexe, l’InsTerCoop a mis en évidence 12 principes d’action de la coopération. Ses travaux[8] (en accès libre ici) ont ainsi débouché sur le concept de « maturité coopérative », dont dépend la capacité d’une personne, d’un collectif ou d’un territoire à développer des aptitudes coopératives durables. Développer sa maturité coopérative est un moyen de faire émerger, développer et renouveler des dynamiques coopératives. C’est un levier de résilience organisationnelle et territoriale.

C’est à partir de ces travaux que nous proposons de bâtir le présent projet.

2      Objectifs du Projet

Pour contribuer au développement rural, il est nécessaire de produire une nouvelle connaissance sur le « comment coopérer », qui prennent en compte les points aveugles que nous avons évoqués. Il est également nécessaire de mettre en œuvre de manière concrète, cette nouvelle connaissance, afin de montrer sa pertinence opérationnelle et son impact, et d’inspirer d’autres acteurs. Il est enfin nécessaire de diffuser largement cette connaissance au cœur des territoires ruraux.

Ce sont les objectifs du projet : structuré sur 36 mois, en prolongement des travaux de l’InsTerCoop sur la maturité coopérative et la démarche de compréhension élargie des territoires et de ceux qui les habitent, il vise à produire, mettre en œuvre, et diffuser une connaissance nouvelle sur le « comment coopérer », afin de contribuer au développement rural par la coopération.

Notre proposition repose sur le décloisonnement : Décloisonnement inhérent à notre partenariat qui croise les milieux agricoles, de l’entreprise, des collectivités, et de l’entreprenariat.

Décloisonnement des pratiques également puisque nous souhaitons produire, mettre en œuvre et diffuser cette connaissance par un même processus. En effet, le processus linéaire habituel « recherche à expérimentation à transfert » a deux inconvénients majeurs : il est lent, et limite la fertilisation croisée entre chercheurs et praticiens. En proposant un processus intégré et continu d’ « action ßà recherche ßà transmission » nous souhaitons répondre au caractère d’urgence des transformations attendues et au décloisonnement nécessaires des acteurs.

2.1     Produire une connaissance nouvelle…

Nous proposons de mener, entre 2018 et 2020, 4 nouvelles itinérances de l’Observatoire de l’Implicite, dans 4 régions différentes du territoire national. Elles permettront de déployer le protocole de l’Observatoire de l’Implicite auprès de 40 à 45 collectifs coopératifs, qui pourront faire partie des réseaux territoriaux des structures partenaires (CAE, CUMA, SCOP, SCIC, collectivités…), être liés aux Réseaux Ruraux Régionaux (RRR, GAL…), voire d’autres collectifs dont les partenaires du projet pensent la contribution utile.

D’une part, ces rencontres permettront de valider les 12 principes d’action de la coopération proposés par l’InsTerCoop. D’autre part, nous savons que les projets coopératifs traversent tous quatre moments, souvent de façon non-linéaire, et parfois concomitante. Nous souhaitons que les nouvelles itinérances de l’Observatoire de l’Implicite permettent de déterminer la pertinence de chacun des 12 principes d’action au regard de ces moments :

  • Emerger (naître, démarrer…)
  • Croitre (développer, pérenniser…)
  • Transmettre (renouveler, actualiser…)
  • Polliniser (inspirer, capitaliser, modéliser…)

Dans cette optique, nous rechercherons environ 10 collectifs ayant traversé (ou en train de traverser), ces moments clés et étant capable d’en porter témoignage. L’objectif est ainsi, de produire une connaissance encore plus opérationnelle et actionnable car ciblée en fonction du stade de développement et des besoins.

Le protocole de l’Observatoire de l’Implicite n’est pas explicité dans ce document, mais fait l’objet d’un chapitre complet dans l’ouvrable accessible en ligne.

2.2     … la mettre en œuvre

Le processus de compréhension élargie que l’InsTerCoop a élaboré en 2015 repose sur une pratique de maïeutique qui consiste à mettre les acteurs en réflexivité et en auto-observation.  Ce protocole a montré, lors des itinérances menées en 2016, qu’il permettait, non seulement de mettre en lumière les données nécessaires à la production d’une connaissance nouvelle sur la coopération, mais également de mettre les collectifs rencontrés dans une démarche d’amélioration immédiate de leur manière de coopérer. Ainsi, la rencontre des 40 à 45 collectifs d’acteurs lors des 4 itinérances permettra, tout en contribuant à enrichir la connaissance sur les principes d’action de la coopération, d’amorcer le développement de la « maturité coopérative » de ces collectifs, dans une boucle continue « action-recherche-re-action » avec des effets dynamisant pour le territoire traversé et le développement de la coopération territoriale.

2.3     …la diffuser

La diffusion des résultats de la recherche et de sa mise en action concrète est pensée à la fois pour les publics des acteurs de la coopération rurale, via la publication des travaux de recherche sous la forme d’un guide de méthodes, mais également à l’attention du grand public, via la réalisation d’un film. Un documentariste participera aux itinérances, il réalisera un long métrage sur la coopération (52 minutes au format TV), et/ou des séries vidéo courtes sur chacun des principes d’action.  Lors de la dernière année du projet, une dizaine de projections-débats sur la coopération seront organisées sur l’ensemble du territoire national, de manière à augmenter l’impact social de notre action. Le support cinématographique sera sous-titré en anglais pour permettre une utilisation lors d’événements des réseaux ruraux européens.

Par ailleurs, pour mieux intégrer les processus d’action-recherche-transmission, les partenaires, ainsi que les acteurs des Réseaux Ruraux Régionaux qui le souhaitent seront invités à participer aux itinérances elles-mêmes, de manière à vivre l’expérience, et pouvoir en diffuser la connaissance en temps réel.  Cette approche répond à l’une des recommandations issues de la 1ère programmation, en reliant ce projet du MCDR avec Réseaux Ruraux Régionaux des territoires traversés par nos itinérances.

Enfin, toujours en relation avec les RRR, des conf’échanges « grand public » (une partie conférences, une partie échange impliquant avec les participants) seront organisées sur le parcours lors des itinérances pour diffuser les travaux sur la « maturité coopérative ».

2.4     Livrables finaux

Les objectifs ci-dessus sont matérialisés par des livrables. La section 5, Plan d’action, détaille l’ensemble des livrables, semestre par semestre. Seuls les livrables finaux sont listés ci-dessous :

  • 4 itinérances d’un mois environ chacune, dans 4 régions différentes, selon de protocole de l’Observatoire de l’Implicite, qui met en lumière les liens implicites qui unissent le territoire et ceux qui l’habitent, et orientent l’action des acteurs.
  • 40 à 45 collectifs vivent le protocole de l’Observatoire de l’Implicite à travers une démarche phénoménologique et maïeutique, qui permet au collectif de mettre à jour les éléments facilitant ou freinant leur coopération.
  • Lors des itinérances, des conf’échanges sont organisées sur le parcours (maximum 2 par itinérances), en lien avec les Réseaux Ruraux Régionaux, pour présenter au grand public le concept de « maturité coopérative » et les 12 principes d’action de la coopération.
  • Des membres des organisations partenaires du projet, ainsi que des Réseaux Ruraux Régionaux concernés, participent à certaines étapes des itinérances pour s’approprier des clés de maturité coopérative, et ainsi pouvoir les mettre en œuvre dans leur structure.
  • Un journal d’itinérance est tenu au jour le jour et publié sur internet.
  • À l’issue du projet, un guide méthodologique et sa synthèse seront publiés. Ils répondront à la question de recherche posée ci-après : Quels sont les principes d’action de la coopération qui déterminent les capacités d’émergence, de croissance, de transmission et de pollinisationd’une initiative coopérative.
  • Des outils de communication à l’intention du grand public reprendront ces éléments, afin de diffuser la connaissance du « comment coopérer ». Les publics « jeunes ruraux » seront particulièrement ciblés par ces outils.
  • Un film de 52mn sera réalisé, avec un sous-titrage en langue anglaise. Il retracera l’expérience du projet et traitera de la maturité coopérative comme levier de développement de la ruralité.
  • Une dizaine de projections-débats du film seront organisées sur l’ensemble du territoire, avec le soutien des délégations territoriales des partenaires, et des Réseaux Ruraux Régionaux.

[1] Joël Candau, Pourquoi coopérer, Terrain, 2012, n° 58, pp. 4-25.

[2] Robert Axelrod ; William D. Hamilton, The Evolution of Cooperation, Science, New Series, Vol. 211, No. 4489. (Mar. 27, 1981), pp. 1390-1396.

[3] Elinor Ostrom, Governing the commons, Cambridge University Press, 1990

[4] Le Labo de l’Économie Sociale et Solidaire, http://www.lelabo-ess.org/

[5] http://www.les-scic.coop/sites/fr/les-scic/les-scic/qu-est-ce-qu-une-scic.html

[6] Mike Mesterton-Gibbons, Understanding the evolution of cooperation is one of this century’s foremost scientific challenges, Nature 464, 1280 (29 April 2010)

[7] Edgar Morin, Enseigner à vivre, Éditions Acte Sud, Paris, 2014, p. 57.

[8] L’action-recherche de l’InsTerCoop, largement autofinancée par les associés d’Inovane, a été soutenue financièrement par l’Institut CDC pour la Recherche, et la Fondation Crédit Coopératif.

Les percées les plus passionnantes du XXIème siècle ne viendront pas de la technologie, mais d’une vision augmentée et élargie de ce que veut dire être un être humain» – John Naisbitt